Les prémisses : avant d’acheter le terrain

Notre histoire, loin d’être simple, débuta au printemps 1996 à l’église Saint-Pierre de Jette. Quelques familles habitant dans les communes avoisinantes ont voulu créer une nouvelle paroisse plus proche de chez elles, afin que leurs enfants puissent grandir dans la foi. Une demande a donc été faite en ce sens auprès de Monseigneur Yulius Yeshu Cicek. Une fois l’accord obtenu, Père Abdo Gunel et Père Hanna Acar ont accepté devenir, à tour de rôle, célébrer la messe pour nous.

C’est ainsi que tout a commencé. Le cours de syriaque a débuté là avec une dizaine d’élèves. Malfono Sabri Aydin qui plus tard devint notre prêtre, et Shamosho Abdullah ont commencé à leur apprendre à lire l’araméen et à réciter les prières et chants liturgiques. Les élèves étaient très motivés et petit à petit, le bouche à oreille faisant son œuvre, le groupe s’est agrandi jusqu’à atteindre une cinquantaine d’enfants.

On se débrouillait avec les moyens du bord : les cours étaient d’abord donnés tous les dimanche après-midi dans une salle située derrière l’église Saint-Pierre. Mais quelques temps plus tard, notre communauté a dû quitter les lieux et les enfants ont continué leur enseignement dans un local qui appartenait à un de nos paroissiens.

Pour célébrer la messe et prier tous les soirs, nous avons ensuite été accueillis dans l’Eglise de la Grotte de Notre Dame de Lourdes, dans laquelle nous sommes restés de nombreuses années. Quant aux cours, un autre membre de la communauté nous a permis d’étudier dans son café en attendant de recevoir une réponse à notre demande de pouvoir occuper quelques classes de l’école Notre-Dame de Lourdes.

En 1997, Monseigneur Yulius Yeshu Cicek a eu la joie de consacrer les premiers enfants au rang de diacre et d’entendre la chorale des jeunes filles. Quelle fierté pour toute la communauté !

Mais, ballottés ainsi de lieux en lieux, nous avions besoin d’un endroit à nous pour vraiment nous y sentir chez nous. Tous les membres de la communauté se sont donc réunis pour trouver une solution. L’idée a germé de construire notre propre lieu de prière : la première église syriaque orthodoxe de Belgique. Mais nous ne pouvions pas décider seuls de la construire : il fallait obtenir l’accord de nos autorités hiérarchiques. C’est la raison pour laquelle une délégation a été défendre ce projet auprès de Monseigneur Yulius Yeshu Cicek, qui nous a assuré de son soutien. Avec son accord, nous pouvions commencer à mettre en place notre projet. Nous avons dès lors décidé de former une a.s.b.l. et élu 6 personnes pour nous représenter. C’est à ce moment-là que débutèrent nos recherches pour trouver un emplacement à ce nouvel édifice.

Mais, il ne nous suffisait pas d’avoir un lieu à nous, il nous fallait aussi notre propre prêtre, notre propre berger. A nouveau la communauté s’est rassemblée en vue de choisir cette personne, qui devrait jouer un grand rôle dans notre histoire. Un nom s’est très vite imposé, celui de Sabri Aydin, notre « malfono ».

Né à Iwardo en 1969, ce diacre qui a toujours voulu enseigner, quitta Turabdin pour la Belgique en 1988. Dès que les Araméens de Jette ont décidé de se regrouper, c’est avec tout son cœur et une générosité sans borne qu’il s’est attaché à former les enfants à la langue syriaque et à la liturgie. Etant donné sa foi, ses capacités et sa motivation, c’était le candidat idéal et il a accepté cette charge lourde, mais tellement gratifiante. Il fut ordonné prêtre le 6 juillet 1997 à l’église de la Grotte de Notre Dame de Lourdes. Marié à Hatune Ozcan, il est aujourd’hui père de six garçons. Mais de par son engagement envers toute la communauté, qu’il s’agisse des enfants, des parents ou des grands-parents, nous le considérons tous un peu comme notre père spirituel.

 

Achat du terrain

En 1998, nous avons acquis le hangar situé rue Jacobs Fontaine, 122 à Jette, pour y fonder notre église. Nous avons alors quitté avec une certaine nostalgie les classes de l’école Notre-Dame de Lourdes pour investir les vieux locaux situés sur ce nouveau terrain. Même s’il s’agissait d’un hangar et que l’état des lieux n’était pas des plus agréables, les bons moments que nous y avons passés sont innombrables : des cours, en passant par les activités de jeux ou encore les fêtes organisées entre jeunes ou en famille, nous nous y sentions à la maison et nous nous sommes vite habitués à cet endroit.

 

 

La construction de l’église

Les travaux de construction débutèrent en 2000. Toute la communauté s’est investie dans ce projet, tant physiquement que financièrement. Tous les jours, les papas venaient travailler sur le chantier, bénévolement et motivés par ce projet si important à leurs yeux. Le comité de gestion a par ailleurs visité les communautés araméennes belges et étrangères afin de récolter les fonds nécessaires. Les Eglises syriaques orthodoxes de toute l’Europe ont généreusement participé au financement de notre projet, comme il est de coutume chez nous. De nombreux bénévoles ont quasi quotidiennement prêté main forte aux ouvriers. Pour l’autel, nous avons souhaité reproduire les autels authentiques de Turabdin, c’est pourquoi nous avons spécialement fait venir de Turquie des pierres ainsi qu’un sculpteur.

Etant donné les travaux de construction, il a fallu trouver d’autres endroits pour continuer à apprendre aux enfants leur langue et la liturgie. Nous avons atterri à la bibliothèque de Jette que nous avons dû aussi quitter très rapidement et ce, par manque de place. Une seconde école a eu la gentillesse de nous ouvrir ses portes, l’école Saint-Michel que nous avons quittée quelques temps plus tard. Nous étions dans l’obligation de chercher un autre lieu pour poursuivre les cours, et c’est dans un ancien café (aujourd’hui transformé en crèche communale) situé à côté de l’église de la Grotte de Notre-Dame de Lourdes que nous avons pu nous installer.

Souzan Malki et Zekeriye Aydin, pour ne citer que les principaux, ont, pendant des années, assisté Abuna pour s’occuper des jeunes et leur transmettre leurs connaissances. Les plus grands qui avaient acquis un certain bagage se chargeaient régulièrement des plus petits pour leur faire profiter de ce qu’ils avaient appris. Pendant que notre église se construisait, notre « madrachto » continuait à grandir, tant par le nombre d’enfants, de nouveaux shamoshe, que par la maîtrise des chants à l’église.

Tous ces lieux que nous avons occupés restent plein de souvenirs de toutes sortes dans la mémoire des « yolufe » (étudiants) qui, depuis, ont bien grandi…

 

Fin des travaux et consécration de l’église

Une fois les travaux finis, grâce à Dieu et avec l’aide de tous les membres de la communauté, nous avons pu terminer les finitions et emménager définitivement dans notre église actuelle pour y célébrer la messe.

C’est avec une joie incommensurable que Monseigneur Yulius Yeshu Cicek a inauguré et consacré notre église le 2 novembre 2003. L’émotion vécue par tous les membres de notre communauté était palpable. Personne ne peut décrire ses sentiments lors de cette cérémonie mémorable tant elle avait été attendue et suscitait chez chacun tant de fierté.

Monseigneur Yulius Yeshu Cicek, qui a donc consacré notre église, était une personne très importante pour notre Communauté de Jette : il nous avait aidés pendant les travaux de construction de l’église en soutenant notre projet et en venant régulièrement nous rendre visite.

Mais il était également un personnage incontournable dans l’histoire de l’Eglise syriaque-orthodoxe du monde entier. En effet, il lui a consacré tout son temps et sa vie en menant à bien divers projets dont nous pouvons citer les suivants :

– la création du premier magazine pour le diocèse Syriaque-Orthodoxe d’Europe centrale, le Qolo Suryoyo, publié depuis 1978 ;

– l’achat du monastère Saint Ephrem en 1981 ;

– la fondation d’un cimetière pour la communauté syriaque-orthodoxe en 1983 ;

– l’installation d’une bibliothèque au monastère ;

– la création de la maison d’édition Bar Hebraeus (1226-1286) en 1986, en l’honneur du 700ème anniversaire de ce grand esprit et savant du 13ème siècle ;

– la publication de plus de 120 livres principalement en syriaque, dont 30 manuscrits ;

– la construction et l’établissement en Europe de 51 églises et 3 monastères sous sa supervision et bénédiction ;

– l’ordination de plus de 80 prêtres, moines, moniales et des centaines de diacres ;

– le support et l’assistance d’autres diocèses à travers le monde ;

– la contribution et le soutien aux relations œcuméniques avec les autres Eglises en Europe occidentale.

Le 29 octobre 2005, son Eminence Yulius Yeshu Ciçek décéda à l’âge de 63 ans et c’est une des personnes importantes qui manque aujourd’hui. Nous voulons lui rendre hommage ainsi qu’à tous les autres membres de notre communauté qui ne sont plus.

Après la Consécration de l’église

Activités ouvertes vers l’extérieur

Une fois bien installés, nous avons voulu nous ouvrir aux autres et nous faire connaître. En vue de nous présenter aux habitants du quartier, des portes ouvertes ont été organisées à deux reprises, en novembre 2006 et en novembre 2007, expliquant nos origines, notre culture et notre religion. Une exposition avait été réalisée reprenant des photos, des objets, des panneaux explicatifs, illustrant notre liturgie, nos villages, nos coutumes ainsi que nos activités. Nous avions également invité des conférenciers et projeté des vidéos. Ces journées se clôturaient par un repas collectif où était conviés le voisinage mais aussi les autres communautés araméennes.

Notre communauté s’est en outre ouverte à un niveau spirituel aux autres cultures, organisant des soirées œcuméniques avec les communautés catholiques et protestantes pour partager des moments d’union et de prière, dans plusieurs langues.

 

 

La « madrachto »

Mais revenons à l’histoire de notre grande famille, l’objet de notre présence aujourd’hui, et à notre point de départ, la madrachto.

Déjà dès 1997, les cours étaient donnés trois fois par semaine, les mercredis et vendredis soirs ainsi que le samedi après-midi. Pendant les vacances scolaires, ils étaient même organisés presque quotidiennement. Bénéficiant enfin de locaux à nous, nous avons pu, en continuant à respecter le même horaire, approfondir les cours d’araméen et de liturgie.

Avec tout le matériel à disposition, et des locaux plus adéquats, nous avons pu repenser l’organisation des cours en fonction du niveau de chacun. Une salle est dédiée aux débutants, en majorité des petits à partir de 6 ans : ils apprennent à lire et à comprendre les rudiments du syriaque littéraire, à chanter des comptines dans notre langue maternelle, à connaître les prières de base.

Une autre classe s’applique à apprendre les prières chantées : Bethgazo, schimo, chants du « tekso » (lutanias, etc) et à perfectionner leur lecture.

La classe supérieure apprend la grammaire syriaque, ainsi que la traduction.

Comme leurs aînés avant eux, tous ces élèves, quel que soit leur niveau, servent la messe et participent également aux différentes chorales à la prière du soir.

Ils sont plus d’une centaine aujourd’hui, à bénéficier de cet enseignement et à perpétuer la langue de leurs ancêtres. Ils font la fierté de leurs parents et de toute la communauté. Nous les félicitons pour leur implication !

Les veillées spirituelles

Comment parler de notre église sans évoquer les veillées qui y ont été organisées à l’occasion des fêtes liturgiques importantes, et particulièrement celle de l’Assomption ?

Notre église portant le nom de la Vierge Marie, la veillée du 14 août y est devenue une tradition. Chaque année, des fidèles de toutes les Eglises syriaques- orthodoxes de Bruxelles s’y rendent avec ferveur. Certaines années, cela a été organisé sur le modèle de la veillée qui se fait à Turabdin, à Hah, à savoir, des chants évoquant la vie et l’Assomption de la Sainte Vierge, interprétés par les enfants, les jeunes filles et les jeunes garçons de la madrachto de notre église et parfois, des autres églises syriaques-orthodoxes de Bruxelles.

Entre 2006 et 2009, le comité des jeunes en place a travaillé d’arrache-pied pour nous offrir chaque année un véritable spectacle à cette occasion. Théâtre mettant en scène des épisodes de la Bible, chants évoquant la Sainte Vierge, Histoire des apparitions de la Sainte Vierge à travers le Monde, powerpoint des églises construites au nom de la Vierge : rien n’a été épargné pour nous faire connaître d’une manière imagée et ludique notre Mère du ciel. Qui ne se souvient pas de la mise en scène de la création du monde ? De nombreux petits y avaient joué un rôle, magnifiquement grimés et costumés ! Adam et Eve, Abel et Caïn, avaient admirablement joué leur rôle. Et les mamans n’avaient pas failli à leur réputation et nous avaient régalés de plats plus délicieux les uns que les autres, malgré le Carême.

Généralement, cette veillée se clôture avec la communauté catholique : nous les rejoignons pour la procession jusqu’à la grotte et nous prions ensemble la Sainte Vierge, mêlant chants et prières en araméen, en français, en néerlandais et en ingala.

Plus récemment, le 23 décembre 2012, une veillée de Noël a été organisée, afin de clôturer l’Avent tous ensemble. Les petits avaient appris un chant traditionnel de Noël, les chorales des garçons et des filles ont chanté, accompagnés au piano, et les plus grands ont expliqué la signification de certains chants et la symbolique entourant cette fête importante pour tous les Chrétiens du monde.

En 2013, les églises syriaques de Belgique se sont associées pour fêter ensemble Saint Ephrem. L’histoire de ce grand Saint a été évoquée et des chants ont été interprétés par toutes les chorales, devant un public émerveillé.

La communauté, une famille qui vit

Mais depuis les débuts, nous ne nous sommes pas limités à prier, apprendre à lire et chanter ensemble. Au-delà de tous ces moments spirituels, de nombreuses activités ont été organisées, qui ont soudé toute la communauté, en plus de récompenser les efforts des enfants.

Activités pour et par les jeunes

Les enfants et adolescents ont pu effectuer de nombreuses activités à l’extérieur. Chaque année étaient organisées des après-midi de jeu dans les divers parcs de Bruxelles : parc de l’Atomium, parc Roi Baudouin ou parc de la Jeunesse.

Des voyages à l’étranger ont été également entrepris pour apprendre à connaître les communautés araméennes européennes. Les enfants ont pu passer un week-end mémorable à la Dayro (monastère) d’Allemagne où ils ont été accueillis par Hassyo Gurbuz et Dayroyo Hanna. Ils ont également été invités et chaleureusement reçus par la communauté copte d’Allemagne. Plusieurs voyages ont également été entrepris en Hollande : dans les années 90, quelques « yolufe » étaient invités chaque année à effectuer des stages d’une semaine en vue de se perfectionner dans l’apprentissage de la liturgie, de la langue syriaque ; par la suite, en 2003, un groupe a pu y séjourner plus d’un mois durant l’été en vue de bénéficier d’une formation approfondie. Enfin, en 2011, toute la communauté a été invitée à rendre hommage à Monseigneur Yulius Yeshu Cicek, décédé en 2005 : une petite cérémonie du souvenir a été organisée, rappelant les bons moments passés avec lui.

Nos jeunes ont toujours été très actifs, ils se sont attelés à préparer énormément d’activités découvertes pour les plus jeunes et pour eux-mêmes. Nous avons ainsi pu découvrir de nombreuses villes, tout d’abord en Belgique. A Bruges par exemple, nous avons effectué une croisière sur les canaux, visité le centre historique de la ville avec son magnifique beffroi et bien sûr, le musée du chocolat ! Mais nous avons aussi dépassé les frontières belges pour visiter Paris, nous promener dans toute la ville mais aussi assister à la consécration de l’Eglise syriaque de Montfermeil. Un voyage a également été organisé à Amsterdam, où nous avons pu y admirer l’église syriaque Sainte Marie Mère de Dieu, visiter la communauté copte et admirer la ville depuis les canaux. Les plus petits ont pris le train avec beaucoup de bonheur pour partir à la découverte des animaux du zoo d’Anvers. Les plus grands ont organisé des activités sportives et de détente telles que descentes en kayak, soirées bowlings et après-midi patinoire ou cinéma,…

Activités en famille

Nous avons également nos petites fêtes annuelles presque traditionnelles. Ainsi, le grand Saint Nicolas est chaque année venu visiter les enfants avec son fidèle Père Fouettard. Cela, grâce à la bonne volonté de ceux et celles qui ont bien voulu se dévouer pour la bonne cause en portant les beaux costumes acquis par les mamans. La veille du Carême, nous fêtons également chaque année le carnaval syriaque, la « hanokitho ». Une année, un concours de déguisements a même été réalisé.

Pour les plus petits, des journées de jeux et de bricolages, et des après-midi cinéma ont été organisées. Cela a, à chaque fois, été une grande réussite grâce à la motivation des filles et des mamans, toujours soucieuses du bien-être de leurs enfants.

Nous avons aussi passé des moments d’amusement avec les familles au complet. C’est toujours avec une grande joie que nous nous retrouvons autour d’un bon repas. Les exemples les plus représentatifs en sont les sorties à Chevetogne ou dernièrement, dans le domaine provincial de Hélécine.

Les mamans

Qui dit famille, dit maman!

Depuis 16 ans déjà, les femmes ont commencé à se réunir jusqu’à créer un véritable comité. Depuis toutes ces années, elles se voient tous les lundis après-midis. Une réelle amitié s’est installée entre elles, elles sont comme des sœurs. Ensemble, elles ont appris les prières, se sont échangé certains secrets de pâtisseries (qui n’a pas constaté à la maison, les progrès de la baklava ? J), sont devenues ensemble de vraies spécialistes en confection de foulards. Et elles forment une vraie équipe lorsqu’il s’agit d’aider à préparer le repas pour des baptêmes, des enterrements, ou des festivités.

Les mamans sont le véritable ciment de notre communauté et nous profitons de l’occasion pour les remercier chaleureusement.

Chaque année, nous les mettons à l’honneur à l’occasion de la fête des mères. Cette fête de famille rassemble les mamans et les enfants autour de jeux, de défis, et de moments plus émouvants comme la lecture de poèmes, la remise de cadeaux ou l’interprétation de chants dédiés aux mamans. Lors de la dernière fête des mères, les jeunes filles, pour remercier les mamans de toujours préparer de succulentes pâtisseries pour chaque évènement organisé pour l’Eglise, ont elles-mêmes joué les pâtissières, au grand plaisir de tous.

 

En nous rappelant de tous ces moments, nous nous rendons compte à quel point cette église est devenue notre point de repère, par les liens que nous y avons créés, les heures que nous y avons passées et les souvenirs, qu’ils soient bons ou moins bons, heureux ou tristes, que nous gardons tous en mémoire.

 

 

Bilan et Perspectives d’avenir

Depuis la consécration de l’église, notre communauté s’est bien agrandie. Nous comptons aujourd’hui 139 familles, pour une moyenne de 120 élèves.

Il y a une cinquantaine de shamoshe et la chorale des filles compte une quarantaine de membres.

Depuis la première élection de nos représentants en 1996, le Comité de l’Eglise s’est toujours chargé de représenter notre communauté pour les décisions importantes, de gérer quotidiennement l’asbl d’un point de vue administratif, comptable, ou encore de chapeauter le comité des jeunes. Nous remercions tous ceux qui ont donné de leur temps pour être membre de ce comité ! Et n’oublions pas de remercier le comité de l’Eglise actuellement en place d’avoir eu l’excellente idée d’organiser cette fête pour célébrer cet anniversaire

Depuis l’ordination de notre prêtre, 45 mariages ont été célébrés (dont 32 depuis la consécration de notre église) et 165 nouveaux nés ont reçu le sacrement de Baptême (dont 106 depuis la consécration de l’église).

Pour contenir tout ce petit monde, nous avons décidé d’agrandir la « salle des fêtes » et de créer de nouvelles classes. Ces travaux ont débuté au début de cette année et sont sur le point de se terminer.

Maintenant que notre communauté est bien établie à Jette, nous avons aussi voulu nous impliquer dans la vie de la commune. Un de nos membres s’est présenté aux élections communales sur la liste du bourgmestre. Hervé Doyen, ainsi que son équipe, nous ont en effet toujours soutenu dans toutes les démarches que nous avons du effectuer tant pour la construction de l’église, que pour les travaux actuels d’agrandissement. Nous profitons de l’occasion pour les remercier de leur amitié.

Nous avons donc aujourd’hui un représentant au conseil communal de Jette : Orhan Aydin, qui s’est présenté avec succès aux dernières élections communales. Nous profitons de l’occasion pour le remercier d’être la voix des araméens de Jette à la commune.

Nous espérons que notre grande famille a encore de belles et longues années devant elle, qu’elle s’agrandira et que les enfants devenus adultes transmettront cet héritage à leurs propres enfants !